Une amie, chère, m'a fait part de son malaise à la lecture de ces pensées. Impression que je me livrais à des inconnus de la toile, et que je dévoilais mon intimité, presque sans pudeur. J'ai dans un premier temps compris, puis, par la suite, été presque blessée...

Du coup, je m'interroge...

Pourquoi les blogs ? Est-ce que ce support n'est qu'un outil de valorisation de nos ego sudimensionnés ? A regarder les statistiques de fréquentation de ces pages, je crois déceler quelques lecteurs fidèles, et les commentaires ne sont pas ceux d'internautes voyeurs. Je n'ai plutôt reçu jusqu'alors que des retours bienveillants, encourageants et émouvants. Mais je trouve l'exercice difficile. Au départ, j'avais envie de décrire, sous la forme de brèves chroniques, les mésaventures d'une ronde. Et puis petit à petit, je dévie, et me surprends à raconter d'autres émotions, d'autres expériences. L'emploi de la troisième personne permet aussi de prendre une distance, et certaines libertés avec la réalité. Bref, il y a dans ces récits, 90% de moi, et 10% d'imaginaire. Pour ceux qui ne me connaissent pas, ça n'a que peu d'importance, pour les proches qui me lisent et je sais qu'il y en a, c'est peut-être plus troublant. D'où cette petite mise au point, pour que personne ne se sente floué ou trahi. Je ne suis pas en train de rendre public un journal intime, mais plutôt de tenter de raconter des histoires dans l'espoir que ces histoires en touchent certains.

Dernière chose, depuis que j'ai entamé ce blog, j'ai tendance à maigrir, ou en tous cas à ne pas prendre de poids, en ne changeant rien à mon alimentation... Etrange, non ?