"Y'a pas d'zezette à ma poussette, y'a pâs d'zizi à mes outils"... c'est le refrain d'une chanson pour enfants d'un groupe essentiellement célèbre chez les 4/6 ans, "Zut". Une chanson qui vise à abolir les préjugés sexistes, sur ce qu'on doit ou pas faire selon qu'on est fille ou garçon.

Hier, à la fête des mes loustics, certes, les cadeaux étaient on ne peut plus sexués. "Dynos" et super-héros pour le garçon, poupées, bijoux et autres objets roses pour la fille.

En revanche la répartition des rôles n'était pas aussi évidente. Alors que l'ambiance battait un peu trop son plein et que le volume sonore dépassait de loin les maximums recommandés par l'Agence française de la santé auditive, j'ai lancé l'idée, sans grand espoir, d'un atelier "histoires". Je m'attendais à récupérer au mieux trois ou quatre filles un peu fatiguées d'entendre leurs compères hurler.

Que nenni... Alors que je m'installais par terre, une pile de livres à mes côtés et que je commençais les premières lignes de "violette veut devenir chevalier", quelle n'a pas été ma surprise de voir que mon auditoire était à 100% masculin. Pirates, spidermans et autres cow-boy étaient sagement et silencieusement assis autour de moi, la plupart réprimant une grosse envie de sucer leur pouce, d'autres cédant rapidement à la tentation... Pendant ce temps, les filles continuaient de se livrer une bataille féroce, de lancer des cris de guerre qui auraient fait palir le plus courageux des Jedi ou de martyriser des barbies qui n'avaient pourtant rien demandé.

"Y'a pas d'zezette à ma poussette, y'a pas d'zizi à mes outils..."