Pensées d'une ronde

Chroniques de la vie ordinaire d'une ronde. Les épreuves, les tracas, les visites chez le nutritionniste, etc

30 juin 2006

Chiante

Lui: Mais elles sont très bien tes fesses, arrête de lire ces conneries de magasines...

Elle: J'espère tu ne m'aimes pas UNIQUEMENT parce que je suis grosse, quand même...

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29 juin 2006

Mannequin fesses

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Comme promis, juste un dernier mot sur nos fesses chéries. Non content de nous mettre le moral dans les chaussettes - voir encore plus bas - en nous infligeant des photos de postérieurs qui - c'est obligé - sont FORCEMENT retouchées, le "Elle" spécial joli cul livre une interview passionnante de la propriétaire de cette croupe parfaite. Cette jeune femme, "mannequin fesses" de son état - drôle de boulot non ? "- Tu fais quoi dans la vie ? - J'suis mannequin fesse"  - nous confie son secret. Et croyez moi les filles, quand vous le connaitrez, votre vie en sera bouleversée.

Vous êtes prêtes ?

"Je ne me déplace jamais en taxi, toujours en métro", révèle ainsi la top-cul. Nooooooon ! Incroyable ! Dire que moi... heu... ben moi aussi, en fait... Mais attention, il y a autre chose... Lorsqu'elle monte les escaliers - jamais les escalators, bon ok,  je suis du genre à avoir envie de pleurer quand ils sont en panne - elle le fait en mettant son pied BIEN A PLAT. Pourquoi ? Parce que si on les monte sur la pointe des pieds, figurez-vous que c'est le mollet qu'on muscle, bande d'ignares ! Le simple fait qu'on puisse réfléchir à la façon dont on doit positionner son pied en montant un escalier relève pour moi de l'incroyable.

C'est probablement pour ça vous me direz que jamais, probablement jamais je ne serai mannequin fesses...

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28 juin 2006

Parle à mon cul...

"Tout pour être plus belle de dos". C'est ce que nous promet le Elle de cette semaine. Histoire de nous rappeler qu'en effet, le bourrelet du ventre qu'on essaie de camoufler du mieux possible avec une blouse un peu large, c'est rien comparé à l'énorme popotin qu'on se trimbale quotidiennement, sans qu'il ne nous soit - heureusement - imposé de le voir, mais que le reste du monde moque en silence, c'est sûr.

Donc, intriguée et pleine d'espoir, la ronde se précipite sur son magasine chéri - et pourtant ô combien souvent détesté - histoire de voir à quelle sauce son cul pourrait être mangé... Outre les conseils judicieux prodigués par de filles pourvues de fesses ressemblant à de charmants abricots veloutés, sur laquelle la ronde reviendra plus tard, "Elle" nous propose, dessins à l'appui, un inventaire de ces petits défauts de fessiers qui nous pourrissent la vie. Pour chaque type de cul, des astuces vestimentaires sont suggérées, afin de "tirer parti" de nos imperfections. Sur le principe, rien à dire.

Seulement voilà... il y a certes la fille aux fesses basses, la fille à la culotte de cheval, la fille aux fesses plates, ou celle aux grosses fesses. Mais il n'y a pas la fille AUX GROSSES FESSES BASSES ET PLATES ET A LA CULOTTE DE CHEVAL... Du coup, la ronde est perdue: en cas de fesses basses, il faut porter des robes droites. Mais si culotte de cheval il y a - et oui, il y a - surtout pas malheureuse! Idem pour le jean. En cas de gros cul, qualifié de "sexy" par la facétieuse journaliste, "ni taille haute, ni taille basse, le jean doit enrober la hanche et souligner la naissance de la taille" (heu... ????). En revanche, en cas de cellulite, il faut choisir une taille semi-haute (re-heu... ?). Mais si votre pétard en plus d'être bas est également plat - si si, c'est possible - c'est fichu. Pour un cul raplapla, rien ne vaut en effet une taille basse. Totalement proscrite par contre en cas de petites jambes et donc de cul bas. Ah, parce que oui, j'oubliais, "Elle" nous révèle un truc complètement dingue: quand votre postérieur semble trainer sa misère, "ce qui pêche, ce n'est pas vos fesses, ce sont vos jambes"... Vous pensiez n'avoir qu'un problème de postérieur ? Raté, vos jambes aussi sont bonnes à jeter.

Bref, la ronde finit par refermer rageusement le magasine, constatant une fois de plus qu'elle n'entre dans aucune des catégories proposées. Elle continuera donc de s'habiller tant bien que mal et de tourner dignement le dos à son cul. Après tout, il ne mérite que ça.

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27 juin 2006

Les redifs de l'été

C'est l'été, et même ici, vous n'échapperez pas aux fameuses redifs... Rassurez-vous, je ne vais pas vous infliger un vieux De Funès - quoi que personnellement, la Folie des grandeurs me fait encore beaucoup rifougner - ni l'épisode 5 de Sissi - ça c'est pour Noël, enfin ! Je ne vous proposerai pas non plus une de ces sagas haletantes dans laquelle l'héroïne a des seins énormes aux tétons toujours en berne qu'elle ne peut s'empêcher de caresser l'air de rien tout en tirant très sérieusement les tarots afin de découvrir le meutrier de son frère qui fut aussi son amant car à l'époque elle ignorait leur lien de sang.

Non, rien de tout cela ne vous sera imposé. Juste un petit billet de ci de là lorsque l'inspiration me fera défaut, un post mis en ligne dans les premières heures de ce blog lorsque trois ou quatre âmes égarées échouaient sur ces pages et que les nouveaux fidèles - bon il n'yen a pas des milliers, je ne vais pas non plus me la raconter, mais disons qu'il y en a un peu plus que trois ou quatre et que tous ne sont pas arrivés ici en tapant "montre ton gros cul" sur Google - que les nouveaux fidèles disais-je, n'ont peut-être pas lus. Bref, je pensais être courte, je fus longue. Voici donc une de ces redifs, un billet qui vous fera peut-être oublier ce temps d'octobre qui sévit actuellement sur Paris...

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La sortie de l'eau

La distance la plus longue à parcourir pour une ronde est, sur une plage, celle qui relie la mer à sa serviette de bain. L'aller - de la serviette à la mer - est pénible mais possible. Le maillot est ajusté, fruit d'un long travail de préparation. Les cheveux sont encore secs, ils flottent dans le vent marin. La ronde espère que les regards se focaliseront sur eux. Les filles enveloppées adorent leurs cheveux, seule partie du corps qui jamais ne grossit. Et puis l'attrait de la mer est le plus fort. Une fois dans l'eau, le miracle s'opère, le poids disparait, avec lui s'envolent pour un temps les complexes. Dans la mer, les seins oublient momentanément la loi de la pesanteur et pointent vers le ciel. Leur optimisme est contagieux, et la ronde se surprend à se trouver belle et voluptueuse. Certes, il ne faut pas négliger l'effet loupe de l'eau. Mais la mer est souvent trouble, grâce lui en soit rendue.

Mais très vite, toujours trop vite, l'heure arrive où il lui faut sortir. Et à force d'avoir attendu, forcément, les autres ont regagné leurs paréos et semblent attendre le grand moment, le supplice de la ronde. Dès l'instant où la moitié du corps n'est plus immergée, le poids reprend ses droits. Les seins perdent leur confiance en eux et regardent à nouveau les pieds. Si le maillot est un peu trop grand, alors lui aussi décide de se plier au principe de gravité. Il pendouille de partout, entraînant avec lui les bourrelets. S'il est trop petit, ça n'est pas mieux, une fois mouillé, l'effet galbant cède la place à l'effet boudinant. Ne pouvant plus reculer, la ronde entame sa longue traversée du désert jusqu'à la serviette. Ses main vont du ventre aux seins, essayant de cacher ce qui déborde. Les cheveux, ses indéfectibles alliés, sont collés à son cou et ne peuvent plus rien pour elle. La démarche est lourde et mal assurée, et même si l'envie de courir est forte, la ronde résiste. Courir signifie mettre en mouvement des parties de son corps qu'elle préfère voir immobiles. Une fois l'objectif atteint, il faut alors se saisir le plus élégammment possible de la serviette, ce qui en soi est un défi. Si elle plie les genoux, le ventre se plisse. Si elle se casse en deux, ce sont les fesses qui s'émancipent et le décolleté qui plonge. Quelque soit la méthode utilisée, l'instant est critique. Après maintes contorsions ridicules et empruntées, la ronde finit tout de même par disparaitre dans son drap de bain. La sensation de soulagement est difficile à décrire. Ce linge est un rempart contre tous ces regards qui brûlent chaque parcelle de peau nue. Elle jurerait d'ailleurs presque que les autres lui sont reconnaissants de leur épargner la vue de ce corps qu'elle pense immonde.

Une fois la panique dissipée, la ronde retrouve un peu de sa lucidité. Elle réalise alors la plupart du temps que personne, mais alors personne, ne l'observait. Et si le regard le plus cruel était le sien ?

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26 juin 2006

Logique...

- J'en ai ras-le-bol, j'ai encore pris un kilo.

- Tu sais, si depuis dix ans, tu avais REELLEMENT pris un kilo tous les lundis, tu passerais plus les portes.

- C'est parce qu'après, je les reperds.

- Et pourquoi tu ne me le dis jamais, que tu as perdu un kilo?

- Parce que je sais que de toutes façons, je vais le reprendre.

- Alors tu ne devrais pas non plus me dire que tu as pris du poids puisque tu sais que tu le reperds systématiquement...

- ...

Oui, je sais, je sais...

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25 juin 2006

Hôtel Amour

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Hier, j'ai emmené mon homme pour son/notre anniversaire à l'hôtel Amour. Je ne vous conterai pas la nuit classée X, parce que bon, j'ai beau dévoiler ici mes petites misères, mes grandes galères et mes immenses bonheurs, je vous ferai néanmoins grâce de mes ébats...

Par contre, je ne saurais que trop conseiller aux amoureux, anciens et nouveaux, ce genre d'escapade. Ce  voyage "pour nos dix ans" n'a consisté qu'à traverser la Seine pour aller du 13ème au 9ème arrondissement. Il n'a duré qu'une vingtaine d'heures et encore, pendant lesquelles notre fée de baby-sitter gardait les petits.

Pourtant, cette nuit dans cette chambre aux allures de boudoir de Marie-Antoinette dans un hôtel - trop ? - branché, fut comme une énorme bouffée d'air dans un quotidien parfois sclérosant. L'impression d'être devenus des touristes en transit dans notre propre ville était déroutante et charmante. Le repas dans la cour luxuriante de l'hôtel était plutôt simple, mais eut le mérite de tenir les promesses d'une carte basique et modeste.

Voilà, le temps d'un mojito dans cette moiteur estivale qui prédède en général l'orage, bercés par les "bang bang" de Nancy Sinatra, on s'est pris pour deux beautiful people, habitués des hauts lieux de la nuit parisienne. Parce que oui, j'oubliais, l'Hôtel Amour est le nouveau bébé d'André, propriétaire de deux boîtes branchissimes à Paris et de Emma Decaunes, fille de, qui semble s'amuser en jouant à la marchande dans son petit hôtel de poche.

Bon, honnêtement, ce petit côté "Voici" nous a fait rire, et n'était pas pesant. Il faut aller dans ce havre de paix pour la cour paradisiaque et les chambres toutes décorées dans un style différent. Seul bémol, une clientèle un peu bruyante au beau milieu de la nuit...

Ce matin, le petit déjeuner baguette/croissant pris dans une bonne vieille brasserie pas people pour deux sous en lisant le JDD nous a rappelé les années sans enfants, lorsqu'on n'avait pas d'heure.

Voilà, la vie de famille a depuis repris son cours, mais le souvenir de ces instants volés a laissé quelques étoiles dans nos yeux un peu fatigués...

Dernier détail, le petit plus sulfureux, on peut réserver les chambres de cet hôtel pour quelqus heures, le temps d'une sieste crapuleuse, légitime ou non, ça après tout, ça ne nous... regarde pas !

Hôtel Amour
8 rue Navarin
75009 Paris
01.48.78.31.80

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22 juin 2006

Dix ans

Aujourd'hui, c'est son anniversaire. C'est aussi celui de notre histoire. Dix ans. Dix ans qu'on ne se lasse pas de se demander qui prendra le pain ce soir, qui appelle la baby-sitter pour samedi ou quel film on prend au vidéo. Dix ans que le vendredi est un jour qui sourit parce que les deux matins qui suivront seront doux. Dix ans de "J'ai grossi, non ?", dix ans de "Non, pas du tout".

Dix ans à deux dont six à quatre. Dix ans que sur cette place des Abesses, un soir de lendemain de fête de la musique, après quelques jours de valse hésitation, on s'est serrés fort. Ce soir là, on s'est dit qu'on ne voulait pas que ça s'arrête. Alors on a continué.

Dix ans, et maintenant ? "Maintenant", comme le dit la Maman souris de Claude Ponti, "on voyage..."

Bon anniversaire.

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21 juin 2006

112 kilos de femme

J'ai trouvé la couverture de ce livre...

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Posté par Caroline71 à 14:40 - Envie de livres ? - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Lily la tigresse

Une amie - oui, toi, Vie - m'a offert un livre pour mon anniversaire, sur lequel je louchais d'ailleurs depuis un bon moment. "Lily la tigresse". je suis sûre que vous avez vu la couverture, une femme très ronde, coupe "Louise Brooks", nue, sur fond mauve, semble souffler sur une énorme sucette. Je viens de le commencer, et dès les premières pages, je suis laissée emportée. Il y a une vivacité dans le style de cette écrivaine israelienne - Alona Kimhi - que je n'avais pas ressenti depuis un bail.

Et puis forcément, le fait que l'héroine pèse un peu plus de cent kilos et que cela ne semble en rien être un problème, ne pouvait que me toucher ! Allez, je ne résiste pas à vous en livrer quelques lignes. L'extrait est tiré des premières pages, Lily se plonge dans un bain...

"Je fais durer le dernier instant, avant d'entrer en contact avec l'eau. De la haute fenêtre, un vent de fin de journée me caresse la nuque. Du salon s'élève l'opus 100 de Schubert et recouvre les bruits de la rue de sa mélancolie nordique. Un verre de porto dans lequel se suicident lentement des glaçons est posé sur le rebord de la baignoire. C'est le moment, la seconde, j'inspire avec la plus grande des précisions et je me plonge tout entière.

112 kilogrammes de femme.

Mes seins obéissent au commandement universel de l'eau et se redressent, deux îles jumelles, avec les tétons en postes d'observation au contours généreux, qui remuent légèrement comme des corps indépendants aspirant à se détacher pour partir à la dérive vers d'hypothétiques grands espaces. Amikam, toujours fidèle à son affection pour la culture hellénique, les appelait Charybde et Scylla. Son membre était bien sûr le navire d'Ulysse et sa volonté était celle des dieux, capable de transformer le basalte de deux rochers menançants en un tissu humain doux et ondoyant"

Voilà... Je n'ai lu qu'une cinquantaine de pages, mais c'est un bijou de sensualité, d'humour et d'autre chose, qui pourrait être à la fois de l'insolence et de la fantaisie.

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20 juin 2006

Des mains expertes

Elle en avait souvent eu envie, mais jusque là, elle n'avait jamais osé. Confier son corps à une inconnue et s'abandonner à ses mains expertes, c'était tentant mais au dessus de ses forces.

Pourtant, l'idée de se faire huiler et masser la séduisait. Ses amies qui allaient souvent au hammam ne tarissaient pas d'éloges sur les bienfaits de ces coutumes ancestrales.

Alors un jour, après ce fameux après midi à la mosquée de Paris, elle retourna au hammam. Et cette fois-ci, elle ne se contenta pas de suer. Timidement, après deux heures de transpiration, de shampoings et de gommages, elle s'allongea sur un matelas, enroulée dans une serviette, et dégustant un thé, elle attendit son tour. Les tables de massages trônaient au milieu de la salle de repos et quand elle réalisa que toutes les femmes qui se prélassaient à ses côtés pourraient la regarder nue et malaxée, elle décida de s'en aller. Le hasard voulut que la masseuse choisisse cet instant pour appeler son numéro. Prise au piège, elle se rendit de mauvaise grace.

La vieille marocaine la fit prendre place sur la table, lui enlevant d'autorité le drap qui la protégeait des regards. Guidée par la masseuse qui accompagnait ses gestes d'une douce mélopée en arabe, elle fit tomber ses bras le long de son corps et écarta légèrement les jambes. La femme fit couler sur son ventre une décoction d'argan et de thym. Les gouttes d'huile coulèrent dans les sillons de son abdomen. Les mains habiles commencèrent alors leur travail. Energiques et douces, elles empoignèrent chaque bourrelet, s'infiltrèrent d'autorité dans chaque repli, dans chaque commissure. Tout en laissant courir ses doigts, la masseuse fredonnait une chanson de chez elle et parfois s'interrompait pour lui demander de se retourner, de lever un bras ou de se mettre sur le côté. "Allez, la belle, viens, je vais te frotter le coude... donne ta main, ma fille, assis toi, la chérie..."

Il n'y avait plus personne autour d'elles. Elle obéissait en silence, la laissant masser ses reins, ses fesses et ses seins. Elle finit huilée jusqu'au bout des doigts et des orteils, le visage luisant lui aussi, a force d'être modelé.

Le massage avait duré trente minutes, il aurait pu s'éterniser des heures. Quand elle se leva, elle n'était plus tout à fait la même. Elle s'était réappropriée ce corps qu'elle refusait parfois même de regarder. Il avait fallu pour cela qu'elle laisse cette vieille magicienne s'en emparer.

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