Il y a quelque temps, je vous expliquais que des événements douloureux m'empêchaient de venir ici. Un ami, un de l'enfance ou presque, avait disparu. Dans des circonstances que ne laissaient pas beaucoup de doutes sur l'issue. Et puis voilà, depuis hier, l'once d'espoir a fait place à l'horrible certitude. Je pense à toi, et puis à toi et aussi à toi et à ce tout petit toi.

"Les absents ont toujours tort", chantait Chédid qu'on a tant aimé...

Tout passe, tout casse, tout lasse, tout s'efface
T'aurais pu attendre que ton heure vienne
Hier soir, t'es parti sans nous dire au revoir
Je suis sûr que t'as fait ça pour voir
Si ça nous ferait de la peine
Tout seuls, tout seuls, tu nous laisses tout seuls
Sans une explication,
Un mot griffonné sur une feuille, une raison
KO, groggy, tu nous laisses ici
Avec cette foule de questions
Auxquelles, jamais, jamais, je crois, on ne répond

Ainsi va la vie, ceux qui restent ont toujours raison
Ainsi va la mort, les absents ont toujours tort...

T'imagines pas le nombre de mots qu'il y'a
Pour dire que t'es plus là
De conjugaisons à l'imparfait, au Passé
Souvenirs, souvenir, t'es plus qu'un souvenir
Une photo dans un tiroir
Un mal au coeur qui ne veut pas mourir dans ma mémoire

Ainsi va la vie, ceux qui restent ont toujours raison
Ainsi va la mort, les absents ont toujours tort...

Tout passe, tout casse, tout lasse, tout s'efface
T'aurais pu attendre que ton heure vienne

Ainsi va la vie, ceux qui restent ont toujours raison
Ainsi va la mort, les absents ont toujours tort...