30 avril 2006
Pilules (fin)
Avertissement: le texte qui suit est totalement fictif, c'est juste un essai de nouvelle, je ne teste pas de médicaments anti-obésité...
Discussion des baleines sexy.
Lily: "Bonjour, est-ce que quelqu'un a des nouvelles de SarahLove ? Depuis son dernier message, plus rien. Je m'inquiète."
Fin
Malula: "Non, rien non plus, et ça fait trois semaines. Je suis inquiète aussi, elle n'est jamais restée aussi longtemps sans poster"
Chloé: "Quelqu'un a son numéro ?"
Lily: "Non, tu sais, on a toujours communiqué sur le forum. Je ne sais même pas dans quelle ville elle habite"
Pilules (5)
Avertissement: le texte qui suit est totalement fictif, c'est juste un essai de nouvelle, je ne teste pas de médicaments anti-obésité...
"Moins 23 kilos. Me sens pas bien. Hier j'ai vomi du sang. Depuis trois jours, j'ai décidé d'arrêter le médicament. Mais ça ne va pas mieux. J'ai peur. Vous embrasse, mes baleines.
SarahLove, 18 ans, 71 kilos"
28 avril 2006
Pilules (4)
Avertissement: le texte qui suit est totalement fictif, c'est juste un essai de nouvelle, je ne teste pas de médicaments anti-obésité...
"Moins 17 kilos. En deux mois. Incroyable, non ? Fatiguée. Plus envie de manger du tout. Envie de pas grand chose d'ailleurs. Ma mère a fouillé ma chambre hier, elle a deviné que je prenais quelque chose. Heureusement, j'avais planqué la boîte de magic pils.
Les filles, je suis contente, hein, n'allez pas imaginer que je regrette. Mais bon, il y a des choses bizarres. Je perds mes cheveux. Ce n'est pas grave, ils vont repousser, vous me direz ! Et puis j'ai du retard. Trois semaines que j'aurais dû avoir mes règles. A part ça, ça va. Faut pas que je monte les escaliers trop vite, parce que sinon, mon coeur se met à taper vraiment très vite. Parfois, même il s'emballe même si je suis couchée.
Bon, tout ça ce n'est rien, je rentre dans un jean en 44. J'ai l'impression que ça ne m'était jamais arrivé.
Je crois qu'hier, un garçon m'a regardée. Pas comme d'habitude.
Je vous embrasse, les baleines. Il n'est pas tard mais je vais aller me coucher. Rien à la télé. De toutes façons, je n'arrive pas trop à me concentrer
SaraLove, 18 ans, 77 kilos"
Pilules (3)
Avertissement: le texte qui suit est totalement fictif, c'est juste un essai de nouvelle, je ne teste pas de médicaments anti-obésité...
"Bonjour les baleines. Merci pour toutes vos réponses hier. C'est vrai que ces "fuites" m'inquiétaient un peu. Et puis c'est tout de même assez embarrassant, ma culotte était trempée et quand je me suis relevée, j'avais une grosse auréole sur mon pantalon. Bon, je suis rassurée de savoir que ce n'est rien. C'est fou quand on y pense que tous le gras de ce que j'avale reparte immédiatement ! J'ai la désagréable impression de transpirer des gouttes d'huile, mais le résultat en vaut la peine: j'en suis à moins 12 kilos en un mois ! ouiiiiiiiii !
Je vous laisse, c'est pas que je n'ai pas envie de vous parler plus longtemps, mais ce matin j'ai des crampes dans les doigts qui me font super mal et ça m'empêche de taper !
Lili, je t'envoie sur ton mail perso le numéro du type que tu dois appeler pour recevoir les magic-pilules. Tu vas voir, c'est trop top. j'ai perdu deux tailles de vêtements !
Biz les baleines adorées
SarahLove, 18 ans, 82 kilos"
27 avril 2006
Pilules (2)
Avertissement: le texte qui suit est totalement fictif, c'est juste un essai de nouvelle, je ne teste pas de médicaments anti-obésité...
"Hello les filles, alors au bout de dix jours, j'en suis à moins trois kilos. Je suis un peu fatiguée, mais pas tant que ça. Je commence à sentir dans mes vêtements que j'ai perdu un peu. Mais bon, je pars de haut, alors forcément, ça ne se voit pas ! Je suis super contente, je n'ai plus envie de manger. Bon, j'ai des coups de cafard de temps en temps, mais d'après ce que j'ai vu, c'est normal. Je vous embrasse mes baleines préférées. SarahLove, 18 ans, 91 kilos".
à suivre...
Pilules...
Elle a reçu son petit paquet banalisé par la poste. Une semaine qu'elle guettait son courrier. Pas un mot n'accompagnait la boîte en carton enveloppée de papier kraft. A l'intérieur, un flacon transparent sans étiquette, rempli lui même d'une centaine de pilules bleues.
Fébrile et impatiente, elle a retiré le couvercle en plastique et s'est empressée d'avaler deux gélules. Cette fois-ci, ça allait marcher. Sans aucun doute. Elle s'est ensuite installée devant son ordinateur et s'est connectée sur sa liste de discussion préférée des "Baleines sexy". Après avoir passé en revue les derniers commentaires postés, elle a tapé avec frénésie un message bardé de smileys:
"ça y'est les filles, j'ai reçu les magic pilules. J'en ai déjà avalé deux. Combien puis-je en prendre par jour ? A votre avis, les premiers kilos perdus c'est pour quand ? Aujourd'hui en tous cas, je commence une nouvelle vie. Tous les jours je viendrai vous donner mon poids. Je commence de suite: 95 kilos au compteur. Vivement les 90... Je vous embrasse, mes baleines adorées !
SarahLove, 18 ans, en début de traitement."
à suivre...
25 avril 2006
Méfaits et gestes, la suite
Bon, voilà la suite, je me lance, tremblante et rougissante... M_faits.doc
24 avril 2006
Méfaits... et gestes
Pour ceux qui ne fréquenteraient pas les délicieux blogs de Megarde, Tristana ou Ségolène, j'avertis que nous nous sommes livrés ces derniers jours à l'écriture quelque peu coupable d'un texte érotique à plusieurs mains. Il commence chez Megarde (alias wynn), continue chez Tristana, puis chez Ségolène et devrait suivre ici, dans la journée de demain. Alors si le coeur vous en dit et que vous n'êtes point trop chaste, allez vite prendre connaissance du début, histoire de comprendre la suite bientôt postée sur ces pages...
05 avril 2006
Un éclair au chocolat
J'avais écrit ce texte au début de mon blog. Et puis je l'ai un peu remanié, et je me dis que peut-être les "nouveaux" visiteurs ne l'ont pas vu. Alors je vous le re-propose. Ok, c'est un peu du recyclage. Mais mes chouchous ont invité une petite copine aujourd'hui et je ne vous dis pas l'ambiance... Vive le 4/5ème...
Il est 13h. Pour cette vendeuse dans un magasin branché du marais à Paris, c'est l'heure de la pause. Et ce n'est pas trop tôt. La matinée a été longue, les gens n'en finissaient pas d'entrer, de sortir, d'essayer et de reposer les vêtements. Elle n'en pouvait plus de plier et replier ces pulls en cachemire tellement fins qu'ils glissent entre les doigts. Elle en a marre de ces clientes jamais contentes, à qui il faut assurer que non, ce modèle n'existe plus en gris souris et que si, ce bleu taupe leur va à merveille. Assez aussi de remettre inlassablement sur leurs cintres les chemises que certaines filles font tomber sans les ramasser. Tiens comme celle-là, ce matin, la boulotte cramoisie qui a accroché tout le portant en allant vers les cabines d'essayage. Quelle idiote.... Quand la jeune vendeuse lui a proposé de l'aider, elle a bafouillé trois mots et refusé. Elle est finalement repartie avec ce pantalon qui de tout évidence ne lui ira jamais. Les tailles basses, ce n'est pas fait pour les filles aux hanches larges, c'est tout.
Après tout tant pis pour elle, elle n'avait qu'à lui demander. En même temps, il faut reconnaître qu'elle a été sèche avec elle. Il faut dire qu'avec les grosses, elle n'y arrive pas. Elle ne saurait pas trop expliquer pourquoi. Elle éprouve un mélange de dégoût et d'envie pour ces filles plantureuses qui s'aventurent dans sa boutique où les tailles dépassent rarement le 40. Elle doit bien admettre qu'elles sont courageuses, parce que franchement, rien n'est fait pour elles, ici. Entre les tops super courts et les pantalons cigarettes, les robes transparentes et les vestes cintrées, on a bien du mal à leur dénicher quelque chose qui pourrait leur convenir. Mais quand elles sortent de la cabine, engoncées et boudinées, la vendeuse filiforme n'y peut rien, ça l'écoeure. C'est toute cette graisse exhibée, ça la met mal à l'aise.
Et pourtant, secrètement, elle les envie. Ces filles là, ne doivent se priver de rien pour être aussi grosses. Elles ne se crèvent sûrement pas pendant leurs jours de congés à enchaîner abdos-fessiers et cardio-training dans des salles qui puent la sueur. Tout ça pour entrer dans ce jean taille 34 qu'elle est obligée d'enfiler le matin pour travailler. On le lui a bien dit à l'entretien d'embauche: "votre minceur est un atout. Mettre nos vêtements en valeur fait partie de votre boulot. Tachez de ne pas grossir, ici on veut des vendeuses qui donnent envie d'acheter". Alors les grosses qu'elle voit s'engouffrer dans la boulangerie en face et ressortir avec des gâteaux dont elle ne se rappelle pas le goût, elle les déteste et les jalouse.
Si elles pensent qu'elle ne remarque pas leurs regards haineux lorsqu'elles entrent dans son magasin! Elle sait qu'elle est pour elles un objet de convoitise. Mais qu'est-ce qu'elles croient ? Que ses jambes fuselées et son ventre plat sont des cadeaux de la nature ?
Perdue dans ses pensées, la vendeuse n'a pas vu que le temps passait."Allez, arrête de penser à cette fille", se reprend-elle. "Pendant que tu regrettes de l'avoir regardée de haut, elle est sûrement en train de se goinfrer quelque part, alors que tu n'as que cinq minutes pour avaler ta salade sans sauce". Elle passe devant la boulangerie. Les éclairs au chocolat bien alignés lui font de l'oeil, rendant l'idée de la salade encore plus déprimante. "Après tout, pourquoi pas", se dit elle. Pour une fois... L'éclair fond dans la bouche, la crème chocolatée tapisse son palais. Chaque bouchée est un délice, même si un petit arrière goût de culpabilité gâche un tout petit peu son plaisir.
La pause est presque finie. La vendeuse se presse, il lui reste une dernière chose à faire. Elle entre dans le magasin. Personne n'est encore revenu. Elle entre dans les toilettes. Elle remonte la lunette, se penche en deux et enfonce ses doigts dans sa gorge. L'éclair ne tarde pas à ressortir, il n'était pas bien loin. Elle vomit en silence, en professionnelle. C'est à peine si quelques larmes tombent dans les toilettes. "Qu'est-ce qu'elle croient, hein ? qu'est ce qu'elles imaginent ?"
03 avril 2006
le jour où... fin
La ronde fut ensuite présentée à son fils, lui aussi tout nu dans sa boite transparente, à l'autre bout de la pièce. Comme si d'être séparés de leur mère ne suffisait pas, il fallait aussi qu'ils soient le plus loin l'un de l'autre... Autant la rencontre avec sa fille fut douloureuse et complexe, autant dès le premier regard posé sur le visage tout rond de son garçon, la filiation fut évidente. Tout en savourant sa joie de découvrir ce second bébé, la ronde était rongée de culpabilité. Elle en aimait un plus que l'autre. Ce qu'elle avait tant redouté se produisait, elle ne pourrait être la mère de deux enfants en même temps. Le petit bonhomme s'était lové contre elle, dépliant, pour la première fois d'après l'infirmière, ses petites jambes de grenouille, signe "d'une confiance et d'une détente absolue", toujours d'après l'infirmière.
Elle finit par le reposer, à regrets, dans sa couveuse, envahie d'un sentiment d'attachement bestial.
Les petits restèrent longtemps à l'hôpital et la mère et sa fille s'apprivoisèrent lentement. Mais il fallut des mois à la ronde pour se pardonner leurs premiers instants.
