04 décembre 2006
Monde de dupes
Bon, je fais une troisième tentative. Même si à force j'ai peur d'avoir perdu en spontanéité...
Qu'à cela ne tienne, je prends le risque, parce que tout de même, le sujet me turlupine depuis quelques jours. Et en ce lundi - pourri, donc, mais ça vous l'aurez compris - je voulais pousser mon grand cri.
Ahhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhh !
L'objet de mon énervement ? Les milliers d'affiches qui fleurissent un peu partout sur les murs de Paris et des couloirs de métro avec en vedette ma copine Manu. Oui, Manu. Ben quoi, Manu Béart, enfin. Qui a donc... 22 ans. Et qui n'a jamais subi une seule intervention chirurgicale.
Et mon cul sur la commode.
Bon, j'en entends certains qui se disent, à raison, qu'après tout j'ai qu'à tourner la tête si elle ne me revient pas. Sauf que si je tourne la tête je la vois encore. Elle est partout je vous dis. Avec ses 22 ans. Voire 17. Attention, je n'ai rien contre les filles de 22 ans. Quoi que, mais c'est une autre histoire. En revanche, j'ai du mal avec les filles de 41 ans... qui ont 22 ans.
Pourquoi ? D'abord parce que j'ai 35 ans. Et que le lundi souvent j'en fais 40. Mais pas 40 limite 22, vous voyez ? Non, 40... 40. Avec les cernes, le teint gris et tout ce qui va avec. Et puis parce que pour une fois qu'une pub pour des dessous - moches, ces dessous, d'ailleurs, non ? - nous montre une femme de 41 ans, et bien j'aurais aimé qu'elle fasse VRAIMENT 41 ans. Sinon, tant quà faire, monsieur H et madame M, vous auriez dû prendre une vraie fille de 22 ans. Le calcul est vite fait tout de même. Entre le prix des opérations qu'elle n'a bien sûr jamais subi - mais on va tout de même les prendre en compte - et les heures passées à photoshoper les clichés d'origine, je ne vous dis pas les économies qu'aurait représenté une véritable poupée de 22 ans.
Non, plus sérieusement, je ne sais pas vous mais personnellement, bien que la miss Béart ait une légère tendance à m'exaspérer dès qu'elle prend son air inspiré pour raconter des inepties faussement philosophiques, j'avais malgré tout flashé sur la une du fameux Elle de l'été 2005. Ou 2004, peu importe. Et ce que j'avais aimé, c'était son cul. Qui la faisait ressembler à un violoncelle. Et aussi ses hanches rondes. Et puis bien sûr, ce sein plein et ferme mais qu'on devinait pourtant un peu lourd. Un sein qui avait vécu. Un sein de femme vivante.
Jamais je crois les kiosques n'avaient à ce point été dévalisés. Et jamais les hommes ne l'avaient tant piqué à leurs femmes.
Alors Emmanuelle, pourquoi ? Pourquoi accepter cette mascarade ? Quelque chose me dit que ça n'est même pas que pour l'argent même si forcément ça joue. Quelque chose me dit que tu y crois, à cette image tronquée, à ce reflet qui n'est pas le tien.
Mais après tout, pourquoi s'étonner ? Pourquoi s'indigner alors que nous vivons dans un monde où l'on engraisse tous les trois ans une américaine famélique pour lui faire jouer le rôle d'une anglaise rondouillarde ? Pourquoi être surpris alors qu'Angelina Jolie actuellement en tournage entre deux adoptions - j'y reviendrai, ça aussi ça me donne envie de pousser des cris - se tartine de fond de teint tous les jours pour incarner une métisse ?
Monde de dupe, monde de menteurs, où on n'a pas le droit d'être VRAIMENT gros, VRAIMENT noir, ou VRAIMENT vieux.
Vous savez quoi ? Quand je la regarde, cette pauvre vieille de 22 ans, exhibée et jetée en pature dans les couloirs de métro sordides, et bien je me surprends à aimer mes bourrelets, mes seins trop lourds et mes rides naissantes.
Parce qu'ils sont à moi. Et qu'ils me font, moi. Dans cet océan de fausses apparences, ce n'est déjà pas si mal, non ?
Lundi pourri
Bon, ça fait deux fois que je perds mon billet ce matin. Monsieur Canalblog, franchement, aujourd'hui tu me les hache menu menu... D'autant que maintenant, je n'ai plus le temps.
J'essaierai de revenir dans la journée, désolée...
01 décembre 2006
La vraie vie, vraiment, ça craint
Je réfléchissais hier à cette histoire de la vraie vie. Et je continue à penser que la vraie vie, ça craint. Non, c'est vrai, quoi. Si j'étais une héroine de série américaine - je vous arrête tout de suite, je n'ai rien contre la France, même que je fantasme depuis peu sur Jacques Chirac, mais Julie Lescaut, non, je suis navrée, je ne m'identifie pas - genre Carrie Bradshaw, la chroniqueuse de Sex and the City - ben oui, quoi, je vais pas non plus choisir Catherine Chancelor, tant qu'à rêver, autant rêver grand, c'est ma devise - bref, disais-je, si j'étais Carrie, ou une de ses semblables, et bien dans la série dont je serais l'héroïne, je finirais, au fur et à mesure de l'écriture de mon blog, par me transfigurer.
Je m'explique: le fait de sortir de moi toutes ces choses qui étaient jusque là rentrées au plus profond de mes capitons me ferait maigrir, petit à petit. Je me révèlerais alors à moi même, et la vraie Caroline, la bombasse qui se planquait depuis des années à l'intérieur de mon corps exploserait au grand jour. Entre temps, Marc Lavoine serait tombé par hasard sur mon blog et aurait succombé avant même de me rencontrer, tout en luttant contre ce sentiment trop fort pour lui. Je ne vous dis pas sa surprise quand il finirait par comprendre que cette fille à moitié nue s'affichant sur les bus de la capitale et la bloggueuse soit-disant ronde adulée en secret n'étaient qu'une et même personne...
Je ne sais pas encore si la Caroline Bradshaw, de gauche et donc anti-conformiste, abandonnerait son adorable famille pour se vautrer dans la luxure du show-bizz ou finirait plutôt par jeter ce pauvre Marc, comprenant qu'il n'y aurait jamais un autre que "l'homme" dans sa vie. Toujours est-il qu'il serait question de de transformation, d'évolution et de plein d'autres mots en ion qui ne me viennent pas à l'esprit tout de suite.
Sauf... Sauf qu'on est dans la vraie vie.
Et que le conscient de mon corps à moi se fiche comme d'une guigne que mon inconscient se soit livré à une sorte de psychanalyse bloguesque. Et que mon salopard de métabolisme n'a pas du tout l'intention d'oublier qu'il a été génétiquement conçu pour stocker les graisses. Et qu'il se moque pas mal de savoir que ces derniers temps je mange de tout sans complexes parce que j'ai décidé de m'accepter. Tout ce qu'il voit, cet enfoiré de métabolisme, c'est qu'en attendant pour lui c'est Noël. Et je peux vous dire qu'il en profite à fond.
Résultat, dans la vraie vie, j'ai grossi... Et pas l'ombre d'un Marc Lavoine à l'horizon.
Nan, je vous dis, moi. la vraie vie, ça craint.
30 novembre 2006
La ronde super star
Merci d'avoir ri hier. C'est un beau cadeau que vous avez fait à papa Jacquot et moi... ;-)
Pour répondre aux suppliques de la foule en délire - ouais, je saiiiiiiis, j'ai un melon pas possible, à ce niveau là c'est presque pathétique - j'ail le plaisir de vous annnoncer que vous pouvez retrouver ces désormais légendaires et inimitables "minute par minute de la ronde" dans une rubrique spéciale, là.
Pour la publication chez Gallimard en revanche, il risque d'y avoir un léger délai. M'enfin personne n'a jamais été édité dans la pléiade à 35 ans. Alors vu que je n'en ai que 25 - dixit mon adorable fils, chair de ma chair, fierté de mes vieux jours - il me reste un peu de temps...
Bon, je plaisante je plaisante je plaisante, mais figurez-vous malgré tout que certaines choses se préparent, et que les aventures de la ronde pourraient peut-être prochainement s'exporter sur les planches. Les planches d'un théâtre parisien, je veux dire.
Ceci explique que je ne poste plus tous les jours. Ok, c'est ausi parce que je suis complètement accro à docteur Mamour et que je passe beaucoup de temps à m'avaler les 27 épisodes de la saison 2. Au moindre de ses battements de cils j'oublie instantanément toutes les vicissitudes de la vie. D'ailleurs j'ai décidé que j'illustrerais tous mes billets d'une photo de Patrick Dempsey. Même ceux sur le gras des bras. Si. Parce que moi il me fait oublier le gras de mes bras. Et aussi çui de mes cuisses. Et de mes mollets.
Quoi qu'il en soit, dès que l'avenir théatral de la ronde se précise, se concrétise et s'officialise je vous tiens au courant bien sûr...
28 novembre 2006
La petite robe noire
Je sais, entre hier et aujourd'hui, je passe du coq à l'âne et, "sans transition" comme dirait l'autre, je voulais vous faire part d'une info futile et néanmoins capitale.
Je voulais donc juste vous avertir que Monoprix - dont je représente à moi toute seule environ 20% du chiffre d'affaire, prétend l'homme avec sa mauvaise foi qui le caractérise très souvent - propose pour les fêtes d'adorables petites robes, du 34 au 46.
Bon, personnellement, j'ai finalement renoncé à m'emparer d'une de ces petites merveilles - noire, longueur parfaite sous le genou, coupe Joséphine avec ruban de satin sous la poitrine - en raison d'un complexe bien particulier mais qui je le crains touche surtout les plus de 35 ans: le gras des bras.
Parce qu'en effet, ces délicieuses robes de soirées dont le prix n'est pas prohibitif (44,90 euros), même en 46, sont à bretelles. Et que passés les quinze jours par an où le bronzage permet d'atténuer l'aspect jelly, l'idée d'exposer ma chair de poulet blanche et flasque me déprime considérablement.
Quoi qu'il en soit, j'invite toutes celles qui cherchent LA petite robe noire pour les fêtes et dont les bras, même potelés, ont gardé un semblant de fermeté à se ruer chez Monop'.
PS: Je tiens à préciser que je ne touche pas un centime pour cette page de publicité pas déguisée.
PS2: Monsieur Monoprix, c'est bien de penser aux girondes et de mettre en rayons des robes dans lesquelles on rentre sans avoir à rentrer le ventre. Mais, dis-moi, monsieur Monoprix, la prochaine fois, tu pourras y mettre des manches?
PS3: La photo ne rend pas vraiment hommage à ladite robe. Mais sur le site on la voit en plus mieux grand: http://www.monoprix.fr
23 novembre 2006
La Sydney Bristow du pauvre
Dans le cadre de mon métier très dangereux j'ai été à nouveau envoyée dans une contrée éloignée et ô combien exotique: l'Allemagne. C'est comme ça, il y en a qui partent en mission à Accapulco, à Moscou ou à Rio, moi c'est plutôt Turin ou Munich. En même temps ça vaut mieux parce si je devais traverser les océans et me taper des dizaines d'heures d'avion je finirais réellement obèse et droguée. Obèse à cause du Tobleronne et droguée... à cause du Tobleronne. Et accessoirement de ces petites pilules qui me transforment en guimauve neurasthénique.
Bref, pour en revenir à la vraie vie qui craint, entre Sydney Bristow et moi, il y a un gouffre qui s'appelle la réalité...
Voilà, si mes activités périlleuses et allemandes me laissent un peu de temps je reviens plus longuement.
22 novembre 2006
La vraie vie ça craint
Je dois vous l'avouer, je suis une droguée. Une camée, une accro, une addictive. Ma dope ? Les séries américaines. Je ne suis pas bien originale, j'en conviens, on est tout de même très nombreux dans ce cas.
Quand je dis que je suis camée, c'est parce que m'enfiler cinq épisodes de 24H c'est aussi bon pour moi que fumer l'était lorsque j'étais nicotinomane. Et que je suis capable de traverser Paris à une heure tardive pour trouver le DVD de la saison 5. Je suis même prête à payer très cher. Que ceux qui n'ont jamais laché 10 euros dans un bar super glauque un dimanche soir pour un paquet de Marlboros et ce en éprouvant une joie presque charnelle me jettent la première pierre.
En gros, ce que je veux dire c'est que la perspective de regarder deux heures durant le Docteur Derek Sheperd de Greys Anatomy - un peu ce qu'on a fait de mieux tout de même depuis Doug Ross, désolée Georges, mais en bonne droguée je suis super infidèle - me rend heureuse. Oui, heureuse, autant que si j'étais conviée à une fête super hype de la jet set parisienne. Bon, ok, je ne suis pas vraiment friande des fêtes de la hype parisienne, d'autant que bizarrement, la hype parisienne ne me harcèle pas non plus tous les samedi soir.
N'empêche que même si c'était le cas, rien ne pourrait rivaliser avec la prochaine saison de L Word qui au passage a révélé à moi même la part homosexuelle qui se cachait à l'intérieur de moi. Alors les mecs du Baron ou du Paris Paris, c'est même pas la peine d'essayer de me faire venir dans vos boîtes où même Georges Clooney il vient peut-être, parce que là tout de suite maintenant je suis en train de vivre un truc de folie avec une nana super chaude. Et en plus l'homme qui regarde avec moi est juste comme un fou, sans vraiment que je sache si ce sont les ébats de ces filles qui l'excitent ou si c'est le fait que ça me fasse des trucs qui le rende dingue.
Je sais, c'est pathétique, rien ne devrait valoir la vraie vie. Sauf que dans la vraie vie, les Jack Bauer ne courent pas les rues. Dans la vraie vie les cafés dans des verres en polystyrène sont juste dégueulasses. Alors que je ne sais pas vous mais quand c'est Abby Lockhart qui boit le sien devant le Cook County ça me donne super envie d'être à sa place. Bon, d'accord c'est peut-être parce que je sais qu'après elle va s'envoyer en l'air avec Kovacz.
Dans la vraie vie quand on va aux urgences, on a juste le droit de pourrir dans une salle d'attente jusqu'à ce qu'il devienne évident qu'on va peut-être mourir. A ce moment là un interne absolument pas glamour - Carter, merde, t'es où ? - vous emmène prendre vos constantes en ne vous expliquant rien de rien. Et jamais, non jamais on entend les mots magiques qui pourtant nous rassureraient: "chimie ionno nfs et gaz du sang".
Dans la vraie vie, enfin, quand on est victime d'un complot ourdi par les RG, le KGB ou encore la CIA et que du coup on se retrouve injustement accusé d'avoir tué le frère de Jacques Chirac, il y a une très faible éventualité que cette bombasse de Mickael Scoffield vienne nous faire évader de Fleury Merogis.
Bref, voilà, la vraie vie, par rapport à celle des séries américaines, ça craint. Ok, en même temps c'est moins stressant. Parce que hier Georges et Alex, les deux mignons de Greys Anatomy, ont été obligés d'opérer à coeur ouvert un blessé par balle dans un ascenseur coincé entre deux étages. Et ils l'avaient jamais fait. Et ça, je ne suis pas tout à fait sûre que j'aurais pû y arriver.
21 novembre 2006
Tu veux ou tu veux pas ?
La scène se passe encore et toujours dans un lit parce que comme l'explique si bien Sally à Harry, "le carrelage de la cuisine c'est trop froid"...
Lui: Mmmm, j'ai envie de toi, viens là...
Elle: Rohh, qu'est-ce que t'es pressé...
Lui: Oui je suis pressé, j'ai envie depuis tout à l'heure, au restaurant. Viens... (il se jette sur elle)
Elle: Mais, attends, j'ai pas envie comme ça moi, doucement un peu...
Lui: T'inquiète pas, je vais m'occuper de toi, on va prendre tout notre temps. (Il la caresse et l'embrasse)
Elle: Non, mais c'est pas ça, c'est juste que tu ne me donnes même pas le temps d'avoir envie. Je sais pas moi, c'est bon aussi de sentir qu'on doit séduire l'autre. J'ai envie de te conquérir, tu vois ? Là à peine la lumière s'éteint que tu es au garde à vous. Tu parles d'un suspense...
Lui: Ben quoi, tu devrais être contente, non ? Et puis c'est bon, je suis conquis, depuis le temps. Tu sais bien comment je suis. J'ai des gros besoins, moi.
Elle: Et jouer un peu la comédie, c'est pas possible ? Faire genre que tu n'es pas sûr, que tu ne sais pas, que tu préfères attendre un peu... Regarde, moi, quand je te fais mariner, t'aimes ça, non ?
Lui: Bof... Je n'ai pas trop le choix surtout. Bon, d'accord, je te laisse venir. J'attends.
Dix secondes après
Lui: A y'est ? T'as vachement attendu, non ? Tu dois être super excitée, là, à mon avis...
Elle: T'arrêtes un peu ! ça fait à peine dix secondes.
Lui (bougon): Oh... moi j'en ai assez. Puisque c'est ça, bonne nuit. (Il se tourne)
Cinq minutes après
Elle: Hé...
Lui: Gprpprpmppfff...
Elle: Tu dors ?
Lui: Mmmmmoui...
Elle: T'es sûr ?
Lui: Mmmmm... j'ai sommeil, là, je suis en train de m'endormir...
Elle: Tu veux plus ?
Lui: Ben non, j'ai trop sommeil, tant pis.
Elle: T'as plus envie de moi, j'ai compris.
Lui: Mrgmrgrmrpffff...
Elle: C'est parce que j'ai grossi ? J'en suis sûre. Tu me trouves énorme, c'est ça. Du coup t'as plus envie de moi.
20 novembre 2006
Merci...
Merci à vous tous pour vos mots et vos pensées. Je ne peux pas dire que ça va mieux, je ne peux pas vous dire que l'issue est favorable. Je ne peux pas dire non plus que tout va bien.
Mais je réalise une chose, c'est que l'écriture, de ces billets notamment, me nourrit un peu plus chaque jour.
Alors parce que la vie continue, et parce que j'aime par dessus tout l'idée que l'humour est la politesse du désespoir, je vous dis à demain.
Bonne nuit, amis de la toile...
18 novembre 2006
Mauvais sang
Des événements douloureux m'empêchent depuis deux jours de venir ici livrer mes quelques pensées sans importance. Je n'écris pas ces mots pour susciter une quelconque compassion, ce serait indécent d'autant que je ne suis pas touchée personnellement.
Mais votre fidélité quotidienne, vos commentaires toujours si justes me font penser que je vous dois une explication lorsque le silence se fait.
Je reviens très vite j'espère.

