13 décembre 2006
Jaaaaaaaaaames...
Je sens que je vais finir par passer pour une érotomane patentée, mais je ne résiste pas à l'envie malgré tout de vous parler de ma dernière émotion cinématographique.
Samedi soir dernier, je suis allée voir "Casino Royale". Et je dois avouer que... wouahou. Bon, on va passer très vite sur l'histoire à laquelle on ne comprend pas forcément grand chose comme à chaque fois qu'on regarde un James Bond, sur les cascades qui font tout de même pas mal peur - mention spéciale à la poursuite du début qui fait des guilis au zizi rapport au fait que ça se passe sur une grue à des centaines de mètres du sol - et sur les deux bombasses qui font tomber James.
Bon, d'accoooooord, je ne vais pas faire fuir les deux ou trois hommes fidèles et hétéros ni les filles fidèles et homos qui me font l'honneur de venir par ici, donc je vais parler un tout petit peu de ces deux bombasses. Il y a la première, Caterina Murino, italienne qui n'a rien mais alors rien à envier à Monica et qui a également fait des gilis au zizi de l'homme, à mon avis. Dans le genre brune incendiaire mais en même temps fragile, on fait pas mieux. Et puis il y a Eva Green, que l'homme n'a pas forcément trouvée très excitante, malgré "sa p... de paire de seins" - l'homme est un poète, je vous le dis - mais qui est confondante de classe.
Bon, bref, les filles du James sont canons.
Mais vous vous doutez bien que ce ne sont pas elles qui m'ont émotionnée...
N'y allons pas par quatre chemins, une scène de quelques secondes justifie à elle seule le déplacement et les 10 euros que vous lacherez ce soir là. Je veux parler de la sortie de l'eau de Craig. Daniel Craig. Croyez moi, vous oublierez immédiatement Pierce, Roger, et même Sean - désolée, Sean, pourtant t'as la classe mais là tu fais pas tout à fait le poids. Daniel, il a les muscles qu'il faut là ou il faut - ah bon, ce n'est pas un muscle ? Alors en tous cas là aussi, sous son petit maillot bleu comme ses yeux, il a ce qu'il faut, là... bref - et il sort de l'eau comme Ursula en son temps. Et cette petite touche d'humour dont il faitpreuve dans sa façon d'onduler comme une pin-up tout en ne perdant rien de rien de sa virilité, moi je dis donc... wouahou.
Daniel Bond, t'es aussi bandant que Kiefer Bauer, et là je suis pas sûre que tu t'en rendes compte, mais c'est un sacré compliment. Et pour en revenir à notre conversation d'hier à moi et mes copines, t'es l'exemple même du bad guy qui en vrai de vrai est sacrément good.
En gros, Daniel, t'as un fort potentiel, quoi.
03 novembre 2006
Prête moi ta main
Je vous invitais à y aller mercredi et je me suis obéie. Je n'ai pas regretté.
Bien sûr, c'est une comédie sentimentale avec, donc, ce qu'il faut de bons sentiments un peu trop dégoulinants. Bien sûr, une fois de plus, les héros n'ont pas des métiers aussi cons que secrétaire, assistante de communication, ingénieur télécom ou comptable. Je vous arrête tout de suite, je ne trouve pas une seconde que ces métiers soient cons, c'est juste pour dire que dans les comédies romantiques, qu'elles soient françaises ou américaines, l'héroïne est au choix écrivaine, restauratrice de meubles anciens, interprête à l'ONU ou restauratrice de meubles anciens. Dans le cas présent, elle est... restauratrice de meubles anciens.
Le héros, lui, est au choix, restaurateur de meubles anciens, voire antiquaire, golden boy à Wall street - mais néanmoins restaurateur de meubles anciens à ses heures - rédacteur en chef d'un journal qui se vend super bien - ah la bonne blague - ou bien, plus original, nez pour un grand parfumeur. Dans le cas présent, il est... nez pour un grand parfumeur.
Et forcément, comme chacun le sait, ces métiers permettent de vivre dans des appartements dignes de la fameuse maison de l'île Saint-Louis qu'apparemment on est nombreuses sur le coup...
Bon, tout ça pour dire que "Prête moi ta main" ce n'est pas un film réaliste sur la vie de vrais gens qui en chient. En même temps quand ça me prend de vouloir voir un film sur la vraie vie des gens qui en chient je me fais un Dardenne, un Loach ou... un Dardenne. Et j'aime beaucoup aussi.
Sauf que mercredi, j'avais envie d'un film champagne, d'une heure légère et court-vêtue. J'avais aussi envie d'oublier que la plupart du temps je suis une vraie gens qui en chie, enfin, un peu. Et l'heure est passée très vite.
Charlotte Gainsbourg - un jour je ferai un billet sur Charlotte, ma soeur, ma compagne, mon effrontée, ma petite voleuse - est lumineuse et excelle dans un registre un peu insolent et burlesque. Chabat - un jour je ferai un billet sur Alain, mon nul, mon Jules, mon Georges français - est comme à son habitude fin, drolatique, fantasque et, un peu plus encore qu'à son habitude, fondant voire torride.
L'histoire tient en deux lignes: ils se rencontrent, ils se détestent, ils finissent par s'aimer mais bien sûr c'est très compliqué. Le petit plus, c'est Bernadette Lafont - un jour je ferai... enfin vous m'avez comprise - qui campe une incroyable mère même pas juive - mais quand même - et les six soeurs qui n'en peuvent plus de materner leur frère unique qui vient de fêter ses 43 ans. La réplique culte c'est celle à table de la soeur ainée à "Pipou", alias Chabat, qui lui demande innocemment où est son linge propre: "J'ai envie de dire... dans ton cul", lui répond-elle...
Voilà, je suis ressortie l'oeil humide et le sourire aux lèvres. Et depuis, même si je n'ai JAMAIS su monter convenablement la plus Billy des étagères Ikea, j'ai décidé de me reconvertir en restauratrice de meubles anciens. Rien que pour le bandeau dans les cheveux façon Vermeer qu'arbore Charlotte dans cette ravissante bluette... Parce que j'avais oublié, Charlotte y est dix fois mieux habillée qu'Anne Hattaway dans Le fameux Diable que je n'ai personnellement pas du tout aimé.
07 octobre 2006
Little miss, grand sourire...
Une petite fille replette à lunettes qui veut participer à un de ces fameux concours américains de "mini-miss". Son grand frère, ado révolté qui depuis neuf mois fait voeu de silence et se cache derrière une longue frange quand il ne parvient pas à retenir un sourire. Un oncle universitaire, homosexuel et suicidaire. Un grand père qui pourrait être notre professeur Choron à nous, lubrique et provocateur, viré de sa maison de retraite après avoir été surpris en train de sniffer de l'héro. Et puis le père, obsédé par sa théorie de la réussite qui pourtant va d'échecs en échecs. Enfin, la mère, un peu dépassée, mais très débordée d'amour pour cette tribu improbable.
Voilà, ce sont les personnages pas très glamour d'un petit film qui n'en finit pas de faire des entrées, "Little Miss Sunshine". Ils vous emmènent avec eux dans un combi WW jaune pour une épopée qui bien sûr les fera tous grandir d'une façon ou d'une autre. On rit, on pleure, on finit par trouver la rondouillarde Olive belle à pleurer. On a envie que Toni Collette, la mère, soit la notre, rien que pour cette scène de petit déjeuner sur l'autoroute. Un instant de tendresse pendant lequel une maman dit cette chose qu'on a toutes eu besoin d'entendre sans que ce soit toujours arrivé: "Pour moi tu es la plus belle, ronde ou non. Alors si tu as envie de cette glace, c'est toi qui décide, moi je t'aime".
ça n'a l'air de rien et écrit comme ça cela perd de son intensité mais Little Miss Sunshine c'est un film sur ça, sur la norme dont on se fout. "Fuck les concours de beauté, la vie n'est qu'une sucession de concours de beauté, refusons de nous y plier", explose dans une autre scène l'ado révolté.
Comment aurais-je pu ne pas aimer ?...
Allez-y, je vous garantis un grand sourire en sortant de la salle, un de ces sourires qui donne les larmes aux yeux.
