Pensées d'une ronde

Chroniques de la vie ordinaire d'une ronde. Les épreuves, les tracas, les visites chez le nutritionniste, etc

21 septembre 2006

Un soir, au Paradise hôtel...

paradise_afficheVous aimez Agatha Christie ? Vous aimez également l'humour au 345ème degré ? Vous aimez l'humour corrosif du Splendid à la sauce gay ? Vous aimez aussi les toutes petites salles de théâtre, celles où on s'entasse à quarante sur des bancs de velours rouge et dont le premier rang touche la scène ? En plus vous aimez la rue de la Gaîté avec tous ses théatres de boulevard ?

Et dites-moi, au fait, vous aimez l'aligot ?

Vous ne me suivez plus ? Alors je m'explique.

"Paradise Hôtel", c'est une pièce hilarante, qui jongle avec l'absurde, multiplie les références à la grande Agatha - bon ok, une Agatha qui aurait pris du poppers ou un peu d'extasy - et qui depuis des mois se joue au théâtre d'Edgar, probablement un des plus petits de Paris. Ce théâtre, il se trouve sur le bd Edgar Quinet, au 58 exactement, métro Edgar Quinet dans le 14ème à Paris. A deux pas de la rue de la Gaîté. Je ne vais pas vous raconter l'histoire, d'abord parce qu'il n'y aurait plus d'effet de surprise et puis aussi parce que c'est tout de même assez déjanté et que si je vous raconte, vous allez peut-être prendre peur. Disons qu'il y a du suspense, des meurtres, de l'amour, du sexe même. Il y a un frigo, très important le frigo, et aussi des bottes de pluies et un ciré jaune. Bon, disons que c'est un "Cluedo" façon "Priscilla folle du désert", quoi !

Sérieusement, c'est difficile de ne pas rire.

Et à part ça, me direz-vous, pourquoi l'aligot ? Parce que rue de la Gaîté, juste à côté donc du théâtre, pour ceux qui ne suivraient pas, se trouve le bien nommé "Plomb du Cantal". Dans lequel on vous sert de l'aligot et de la truffade à vous en faire péter la panse. Alors avant ou après le spectacle... Moi je dis ça, je ne dis rien !

Ah, j'oubliais, Stéphane Navarro, un des acteurs et accessoirement co-auteur de la pièce est un ami. Alors bien évidemment, je ne suis absolument pas objective !

PLACES :18€, Réduction Coll et Etud : 12€ (Sauf Samedi) Lundi tarif unique :12€, forfait 2 spectacles : 24€(Sauf Vend/Sam) Plein tarif veilles et jours de fête.

Représentations du lundi au samedi. Relâche dimanche
attention: relâche exceptionnnelle le 3 octobre - Tél: 01 42 79 97 97
Site du spectacle: http://www.paradise-hotel.info/

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02 juillet 2006

Les fesses de Marilyn

Hier, profitant de quelques heures volées en amoureux - vive les anniversaires des petits copains - nous sommes allés voir Marilyn. Nous pensions nous rendre à une simple exposition au Musée Maillol, exposition d'ailleurs largement reprise dans la presse et sur les blogs, notamment chez Deedee.

Seulement voilà. Marilyn shootée douze heures durant dans un hôtel chic de L.A, deux mois avant sa mort, par Bert Stern, ça donne ça:

stern03

Marilyn nue sur le lit - Tirage couleur - 48,3 x 48,3 cm
© Bert Stern

Alors forcément, plus de cinquante clichés plus tard, nous étions tout simplement en émoi. Emus, émoustillés, excités, échauffés, troublés, bouleversés. La vamp est fatiguée, maquillée d'un simple trait d'eye liner, manifestement saoule et le ventre bardé d'une cicatrice jusque là jamais montrée. On devine une tension sexuelle extrème entre elle et son photographe, on palpe une sensualité désespérée.

La petite histoire dit que la femme de service trouva après la séance une chambre jonchée de bouteilles de Dom Pérignon vides et des draps froissés.

Marylin est morte la veille de la parution des photos dans Vogue. On dit aussi qu'elle appela Bert Stern - qu'elle n'avait finalement vu qu'une poignée d'heures - avant de disparaitre.

Fondation Dina Vierny-Musée Maillol
Métro : Rue du Bac
Du 29 juin au 30 octobre 2006, de 11h à 18h
61 rue de Grenelle
75007 PARIS

Posté par Caroline71 à 14:42 - Un resto, un hôtel, un parc à Paris ? - Commentaires [8] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

25 juin 2006

Hôtel Amour

amourhotel

Hier, j'ai emmené mon homme pour son/notre anniversaire à l'hôtel Amour. Je ne vous conterai pas la nuit classée X, parce que bon, j'ai beau dévoiler ici mes petites misères, mes grandes galères et mes immenses bonheurs, je vous ferai néanmoins grâce de mes ébats...

Par contre, je ne saurais que trop conseiller aux amoureux, anciens et nouveaux, ce genre d'escapade. Ce  voyage "pour nos dix ans" n'a consisté qu'à traverser la Seine pour aller du 13ème au 9ème arrondissement. Il n'a duré qu'une vingtaine d'heures et encore, pendant lesquelles notre fée de baby-sitter gardait les petits.

Pourtant, cette nuit dans cette chambre aux allures de boudoir de Marie-Antoinette dans un hôtel - trop ? - branché, fut comme une énorme bouffée d'air dans un quotidien parfois sclérosant. L'impression d'être devenus des touristes en transit dans notre propre ville était déroutante et charmante. Le repas dans la cour luxuriante de l'hôtel était plutôt simple, mais eut le mérite de tenir les promesses d'une carte basique et modeste.

Voilà, le temps d'un mojito dans cette moiteur estivale qui prédède en général l'orage, bercés par les "bang bang" de Nancy Sinatra, on s'est pris pour deux beautiful people, habitués des hauts lieux de la nuit parisienne. Parce que oui, j'oubliais, l'Hôtel Amour est le nouveau bébé d'André, propriétaire de deux boîtes branchissimes à Paris et de Emma Decaunes, fille de, qui semble s'amuser en jouant à la marchande dans son petit hôtel de poche.

Bon, honnêtement, ce petit côté "Voici" nous a fait rire, et n'était pas pesant. Il faut aller dans ce havre de paix pour la cour paradisiaque et les chambres toutes décorées dans un style différent. Seul bémol, une clientèle un peu bruyante au beau milieu de la nuit...

Ce matin, le petit déjeuner baguette/croissant pris dans une bonne vieille brasserie pas people pour deux sous en lisant le JDD nous a rappelé les années sans enfants, lorsqu'on n'avait pas d'heure.

Voilà, la vie de famille a depuis repris son cours, mais le souvenir de ces instants volés a laissé quelques étoiles dans nos yeux un peu fatigués...

Dernier détail, le petit plus sulfureux, on peut réserver les chambres de cet hôtel pour quelqus heures, le temps d'une sieste crapuleuse, légitime ou non, ça après tout, ça ne nous... regarde pas !

Hôtel Amour
8 rue Navarin
75009 Paris
01.48.78.31.80

Posté par Caroline71 à 15:54 - Un resto, un hôtel, un parc à Paris ? - Commentaires [10] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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