Une fois de plus, cette semaine, le "Elle" en remet une couche sur les régimes d'été. Après le "Spécial maillot" d'avril conçu pour nous aider à perdre de 5 à 10 kilos avant le mois d'août et le "Spécial régime express" de juin, sur le mode "session de rattrapage" pour les mauvaises élèves du printemps, voici les conseils de dernière minute: "Comment ne pas grossir en vacances". Autrement dit, comment ne pas reprendre illico les trois pauvres kilos péniblement perdus à grand coup de diurétiques infames et de salades concombres inispides durant les trois mois précédant THE objectif ultime: l'enfilage de maillot et l'exposition publique sur la plage...

Et là, j'avoue que nos rédactrices préférées ont fait super fort. Au départ pourtant, l'intention est louable. Qui n'est en effet jamais revenue de vacances les hanches lestées de mozarella ? Pas moi en tous cas. Un petit cours de diététique estivale n'était donc pas pour me déplaire, même si je sais, au fond de moi, que les merguez/pommes de terre tous les midis, ce n'est pas franchement conseillé, pas plus que l'apéro deux fois par jour et encore moins que la glace sur le port à cinq heures. Mais bon, parfois, on fait des erreurs nutritionnelles sans s'en rendre compte, et il n'est pas inutile que notre magasine préféré nous remette sur le droit chemin.

Et quel chemin...

Vous apprendrez en effet dans ce passionnant article, à choisir entre plusieurs plats, les uns sains, les autres très très pas bien... Ex: millefeuille de légumes au chèvre ou salade niçoise ? Spaghetti alle vongole ou risotto aux cèpes ? Mouclade ou chipirons ? Caillé de brebis + miel ou confiture de cerises noires ?

Merci Elle. Enfin des réponses à des questions qui me taraudent depuis des années. Non, c'est vrai, je ne sais pas vous, mais moi, souvent, l'été, quand je rentre de la plage à 13h, quasi dans les vappes en raison d'une chaleur à crever et assourdie par les hurlements de mes enfants affamés, je suis assaillie par un dilemme cornélien: "que faire, là, tout de suite ? Une bouillabaisse ou un tartare de saumon à l'oseille ?". Idem pour le dessert: "soupe glacée au melon ou sorbet maison à la mangue ?"...

Non, moi, sérieusement, ce que j'aurais voulu savoir c'est ce qui est le moins mauvais entre la salade de tomates/fêta/huile d'olive, et le melon/jambon de parme/rasade de porto ? Et encore, les grands jours. Parce que sinon, la question qui tue c'est plutôt "taboulé tout prêt ou chips/saucisses" ?

Bref, une fois de plus, j'ai la confirmation que le monde des journalistes de féminins est virtuel. On y mange des millefeuille de légumes au chèvre sur le pouce, on passe des heures le matin et le soir avant de se coucher à s'enduire de fluides multiples et variés et à pratiquer des gommages de voute plantaire à l'aide de noyaux d'abricots soigneusement broyés, on vit dans des demeures décorées par les plus grands designers et quand on part en pic-nic, ce n'est jamais sans une nappe griffée, des assiettes de chez Conran shop et de délicieuses petites verrines de coulis glacés à la carotte.

Le clou de l'article, ce sont les petits tuyaux pour ne pas s'empiffrer de caouettes à l'apéro. Un conseil en particulier a retenu toute mon attention: "Calez-vous avant l'apéritif avec une pomme - ça, pourquoi pas - et sur place, jetez-vous sur les brochettes melon/kiwi/pastèques..."

Un monde parallèle, je vous dis...